Dans une courte vidéo Mashable, Erik Shute nous présente les résultats d’une étude réalisée par l’Université de Salford (UK) auprès de 298 participants reconnus comme des « utilisateurs de médias sociaux« .
Dans cette enquête portant sur les effets des réseaux sociaux sur nos comportements et états, les résultats ne seraient pas réellement positifs. En effet, le web 2.0, selon ce panel, renforcerait notre anxiété et diminuerait notre confiance en nous.
Ainsi, 33% des utilisateurs sondés trouveraient difficile de se relaxer afin de s’endormir après avoir passé du temps sur leur profil.
55% se sentiraient inquiets lorsqu’ils n’ont aucun accès à leurs comptes. L’on peut déduire que cela est également un épiphénomène de la « nomophobie », ou angoisse d’être privé de son téléphone.Les symptômes de cette dépendance seraient similaires à ceux des fumeurs en train d’essayer d’abandonner leur mauvaise habitude.
Cette constatation n’est pas réellement nouvelle, d’autres études avaient tendu à le prouver en 2010, déjà, et en 2011. Mais cette récente enquête confirme que cette tendance est là pour rester, se renforcer.
Pour le docteur Larry D. Rosen dans « Poke me : How Social Networks Can Both Help and Harm Our Kids« , Facebook rendrait les adolescents, êtres en période de mutation difficile, plus fragiles émotionnellement, plus sensibles à la dépression et à l’anxiété.
De plus, les adolescents qui consultent leur compte toutes les 5 minutes, même durant les cours, présenteraient des notes moins élevées que ceux qui y prêtent moins d’intérêt. Le lien de cause à effet, ici, est facile à établir.
Selon les sociologues Nicholas Edge et Hui-Tzu Grace Chou qui ont mené une étude auprès de 425 étudiants (« Depression Facebook« ), la Jalousie serait le concept clé au centre de malaise 2.0. Les utilisateurs « souffrants » n’arriveraient pas réellement à faire la part des choses entre la vie « virtuelle » exposée, étalée, sur Facebook et la vie réelle.
Selon le docteur Kathy Charles, encore, l’anxiété serait également engendrée lors des rejets de demandes d’amis. En rejetant ces requêtes, 32% des utilisateurs qu’elle a interrogés ont ressentit un sentiment de culpabilité qui peuvent mener à une franche angoisse pour 12% des sondés.
Selon le Telegraph, il faut corriger le tir en nous remémorant constamment que nous sommes les personnes qui maîtrisons ces outils, et non l’inverse.
Ou bien en allant sur le site de Anxiety UK.
Bref, bon courage.

